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EDITORIAL : NOVEMBRE 2009

 

MIZ DU

 

1er Novembre, pluie et tempête. Ce mois qui commence mérite bien son nom. Novembre en breton c’est « Miz du » : mois noir. Le ciel est noir, le nombre de morts tués sur la route aussi. Les cérémonies ne sont guère plus gaies : Toussaints, fêtes des morts, 11 Novembre avec la sonnerie aux morts devants les monuments commémoratifs. Bref rien qui incite à l’optimisme.

 

Contrairement aux anniversaires qui se souhaitent le jour même, les fêtes se souhaitent la veille, c’est ce qui explique que le jour du 1er Novembre qui est la fête de tous les saints on a pris l’habitude de souhaiter leurs fêtes aux macchabées. C’est la cohue dans les cimetières que l’on fleurit en abondance comme si l’on tenait à prouver aux défunts qu’on ne les oublie pas.

 

Le Breton, sans doute à cause de ses origines celtiques, est extrêmement respectueux des morts en général et de ses morts en particuliers. Ce n’est pas uniquement à l’approche de la « toussaints » qu’il y songe, mais ce jour là il est impératif que la tombe soit fleurie, non pas pour épater la galerie, mais pour honorer le défunt ; Par respect pour ce mort que l’ « Ankou »  a dérobé à la vue des vivants.

 

Ce mois de Novembre, avec sa kyrielle de tempêtes, sa pluie grasse qui a un goût de sel, c’est aussi l’annonce des mauvais jours, des soirées où la nuit, surtout depuis le changement d’heure, tombe beaucoup trop tôt ; Novembre c’est l’antichambre cafardeuse de l’Hiver.

 

Confortablement calé dans un fauteuil près de la cheminée où craque un feu de bois, le chien couché à mes pieds sur son tapis de laine, je vois, à travers la vitre du salon, passer sur le trottoir les silhouettes courbées sous la bourrasque qui se pressent pour se mettre à l’abri. Des rafales de vents plaquent de grosses gouttes de pluie qui tracent leurs sillons sur la vitre.

 

Bien au chaud, bien à l’abri d’un intérieur douillet, je mesure  la chance qui m’est offerte en pensant à tous ceux qui n’ont pas d’abri et qui, malgré les fausses promesses de nos dirigeants, continuent à se geler sous la pluie en attendant, pour certains d’entre eux, un charter qui les conduira vers une mort plus que probable dans leur pays en guerre. Hier un train pour Drancy, aujourd’hui un charter pour Kaboul. Il y a quand même une sacré différence me direz-vous ; Pour Drancy ils n’avaient aucune chance ou presque de s’en tirer, Pour Kaboul les chances sont tout de même infiniment supérieures, d’autant qu’avec le fric qu’on leur a donné ils pourront revenir clandestinement en France.

 

  



        

Merci a toutes celles et a tous ceux qui sont venus sur "LULU" télécharger "le rêve du Lothophage" et aussi "la lumière des ténèbres". Merci pour les internautes qui m'ont signalé quelques erreurs dans "le rêve". J'en ai tenu compte et la nouvelle version a été corrigée.



Si vous aimez les aventures extraordinaires, à la frontière du réel et de l'imaginaire, passant du rêve à la réalité, découvrez ce récit d'un homme à la poursuite de ses aspirations d'adolescent. Cette quête va le mener à travers plusieurs pays et les océans jusqu'aux rivages des mangeurs de lotus, là où se confondent deux mondes apparemment distincts.

Il lui faudra bien du courage et de la persévérance pour découvrir qui se cache derrière ce personnage énigmatique qu'il poursuit sans relâche. 

Ce livre, "le rêve du Lotophage", est disponible en téléchargement ou en version papier, à l'adresse suivante:

lulu










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Pour dépenser tous nos millions

Fais moi une place..................

 Parodie d'une chanson de Julien Clerc Julien clerc



                                


Depuis la loi Bertrand ya plus moyen d'pétuner

Au restau dans les bars et même dans les cafés

Mais faut pas! Faudrait pas avoir le blues!

(parodie d'une chanson de Claude Moine)



Bientôt une épopée en vers: "ESTEVAN"




 

 

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DÉLIRE PRÉMONITOIRE




 

Les longues nuits sans lune

Les orages, les tempêtes

Les vagues d'amertume

Et la folie en tête

 

Les continents se vident

Victimes d'une onde amère

Les hommes sur la terre

En masse se suicident

 

Terrible indifférence

Mère de tous les malheurs

Amertume des cœurs

Orphelins de l'enfance

 

Un épais nuage noir

Couvre nos rêves morts

Au loin la malemort

Exhibe son ostensoir

 

 

 

 Il ne faut jamais désespérer  :   la preuve!






 

La mort à ce festin n'a pas été conviée

Personne en l'occurrence ne l'avait invitée

Mais la Mort bonne fille n'en fut pas outragée

Et sur le drap de toile elle ne s'est pas posée

Vers d'autres horizons ses pas l'ont amenée

La terre ne manque pas d'apprentis macchabées

 

L'affaire est grave mais pas désespérée

Disait le moribond au moment d'expirer






EDITO DU JOUR (05/11/2008)


LE POETE A TOUJOURS RAISON

 

 

 

Dans une chanson intitulée « qu'il vienne ce jour là » le chanteur compositeur Costarmoricain François Budé nous invitait, dans les années soixante dix à vider des pots de bière sur les ruines du mur de Berlin et  prédisait la venue à la maison blanche d'un président noir.

 

Pas besoin de spécialistes en tout genre qui nous prédisent à la télé les évènements, comme la crise économique mondiale, une fois qu'ils sont advenus.

 

« La terre est bleue comme une orange » a dit en son temps un autre poète. Des années plus tard, des cosmonautes américains envoyés dans la stratosphère ont déclaré : « la terre est bleue ; On dirait une orange ».

 

Ne cherchez plus auprès des experts, des marabouts ou des diseuses de bonne aventure ; Relisez les poètes, ce sont eux, et eux seuls, qui détiennent les clefs du futur.

 

 

RYS







PETIT QUATRIN D'INSPIRATION MEDIEVALE



Levant le pont levis
Je vis le pont levant
Le vit qui dans le vent
Levait le pont levis











Avec le chant 42 (ascension) se termine le recueil intitulé "la lumière des ténèbres". Ce recueil, ainsi que d'autres recueils de poésie et divers polars sont disponibles en version papier ou en téléchargement à l'adresse suivante: lulu

RYS





" Je cherche un homme" disait déjà Diogène. Personnellement je cherche la lumière de l'âme enfouie dans les ténèbres de notre subconscient.



Tous ces poèmes sont publiés chez LULU. Pour accéder à la vitrine et y jeter un coup d'oeil cliquer
ICI




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